Critiquer quelqu’un cela est parfois comme si on le tapait…

Critiquer les autres peut être semblable à leur taper dessus….

En nous concentrant sur les péchés des autres, nous nous fixons comme mission de les corriger. Nous nous voyons appelés à aider ces pauvres malheureux en signalant leurs péchés et en leur disant comment ils peuvent devenir de meilleures personnes. Nous affirmons ne pas vouloir critiquer pour critiquer mais nous voulons être utiles. «Ne vous offensez pas», disons-nous, car «Je ne cherche qu’à vous aider à voir vos défauts, afin que vous puissiez devenir une meilleure personne. Je ne fais que signaler votre erreur parce que je vous aime, et comme une personne bienveillante je souhaite pour vous le meilleur ».
En vérité, l’esprit de jugement risque selon toute probabilité d’être contre-productif, car nos corrections peuvent être comme si nous frappions la personne, et notre analyse critique de leur comportement, de leur personnalité, ou même de leurs péchés, peut causer plus de dommages que de bien. Si nous voulons vraiment les aider, nous ferons mieux d’offrir  des pensées bonnes et aimables, de parler avec des mots d’amour et d’encouragement, et de prier pour ces personnes. Nous ne leur faisons pas une faveur en faisant office de thérapeute, en jugeant leur comportement et en les corrigeant comme si nous étions un fonctionnaire nommé par le tribunal. Les mots d’encouragement sont beaucoup plus susceptibles d’aider la personne, qu’une action négative et critique.

Refléter l’amour du Christ est beaucoup plus profitable pour ceux que nous aimerions aider, car lorsque nous vivons le Christ, la grâce abonde. D’autres voient l’amour que nous avons pour eux, et sont à leur tour attirés vers ce que nous avons. Seul le Christ peut changer le cœur, conduire le pécheur à la repentance, et apporter la guérison. Nous  ne pouvons qu’être l’agent de cette transformation en permettant à l’amour du Christ de briller à travers nous, et en démontrant sa grâce transformationnelle par la façon dont nous vivons, et comment nous aimons, et comment nous ne jugeons pas.

Cela dit, il y a certainement des moments où les gens doivent être corrigés pour leur propre bien. Lorsque ces occasions se produisent, nous devons nous assurer que la correction est donnée dans un esprit  d’amour, de sorte que la façon dont  le message est délivré  n’entrave pas son objectif. Des prêtres, des parents, des patrons et parfois même des amis peuvent être appelés à offrir de tels conseils, mais l’esprit d’amour doit toujours rester au centre du message.

C’est le Saint-Esprit qui nous donne le pouvoir de vivre en Christ et d’aimer les autres. Seule la grâce de Dieu peut changer les cœurs, et nous ne devons pas permettre à notre propre esprit critique d’entraver l’action de l’Esprit Saint chez les autres.

 

http://www.pravmir.com/correcting-others-can-like-hitting/

Source: The Morning Offering

Hegumen Tryphon, Abbot of All-Merciful Saviour Monastery

 

Sur le fils prodigue…(Saint Justin Popovitch)

 

Seul l’Evangile du Christ connaît dans sa plénitude le mystère du péché, la nature du péché, et tout ce qu’il recèle en lui-même. Le Fils prodigue de l’Evangile est l’exemple parfait du pêcheur repenti (Luc 15 :11-32). C’est par l’intermédiaire de sa libre volonté que le ciel et la terre, le diable et Dieu, l’enfer et le Paradis interviennent dans sa vie. Le péché appauvrit progressivement l’homme et tout ce qui est de Dieu en lui ; il paralyse en lui tout ce qu’il peut y avoir de divin en lui comme tout ce qui est nostalgie de Dieu. Mais le péché ne laisse pas l’homme définitivement abandonné à la répugnante étreinte du diable. Alors il garde les pourceaux de son patron –le diable- et ces pourceaux sont les passions toujours insatiables. La vie de l’homme n’est pas autre chose qu’une telle vie, c’est une vie où l’esprit s’égare et se brise, car dans cet émouvant récit, le Seigneur dit du fils prodigue : « et quand il revint à soi » (Luc 15 :17). Comment put-il revenir à soi ? Par le repentir. Oui, c’est le péché qui pousse l’homme à l’errance. Tout péché, fut-ce le moindre d’entre eux, représente toujours un égarement de l’âme, une aliénation de l’âme. Par le repentir l’homme reprend son esprit, revient à soi. Et sitôt rentré en soi il s’écrie vers Dieu, il hurle vers le ciel : « Père, j’ai péché vers le ciel et contre Toi » (Luc 15 :21). Et son Père des cieux ? Toujours mû par son immense amour de l’homme, il aperçoit son fils repentant qui se hâte vers Lui, il le plaint, il accourt, il l’embrasse et le baise, puis il ordonne à ses serviteurs célestes, les saints Anges : « Sortez la plus belle robe et revêtez l’en, et mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds. Amenez le veau gras et tuez-le : mangeons et réjouissons-nous car mon fils qui voici était mort et il revit ; il était perdu et il est retrouvé. Et ils se mirent à se réjouir » (Luc 15 : 21-24). Il en va ainsi de chacun d’entre nous comme de chaque pécheur repenti : c’est une réjouissance au ciel pour le Dieu tout –ami de l’homme et pour ses anges. Tout péché qui a fait l’objet d’un repentir conduit l’homme vers l’étreinte de Dieu, vers l’éternel Royaume du repentir de notre Père des Cieux. Mais tout péché qui ne fait pas l’objet d’un repentir produit la mort dans l’âme de l’homme, pour ensuite le projeter dans l’enfer éternel du diable. Seigneur, accorde-nous le repentir.

6ème centurie ascétique. Saint Justin Popovitch,(1894-1979).Les Voies de la connaissance de Dieu. Editions L’AGE D’HOMME. (1998).

Un conseil d’un Ancien

Nous ne savons pas à quoi Dieu ressemble ; ainsi nous lisons dans Jean 1:18: Personne n’a jamais vu Dieu. C’est vrai, mais nous pouvons Le rencontrer dans la prière. Allez dans votre chambre, dans votre pièce, dans votre cœur, et surtout, pensez vraiment à qui Vous allez parler, et dites alors ce que moi, un vieillard, je vous enseigne : «Je vous remercie, Seigneur, de m’avoir amené à parler avec Toi ; moi … le plus grand pécheur parmi tous ! »  Et alors tenez-vous droit et parlez à Dieu.

Après tout, qu’est-ce qu’Il nous demande ? Il demande que nous rejetions en nous tout le péché qui nous souille. Qu’il soit minuit ou midi, parce que nous péchons tout au long du jour, entrez dans la profondeur de votre âme et parlez à Celui qui pardonne toutes vos iniquités (Psaume 103: 2). Et puis dites : «Pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi, car je ne savais pas qu’ils se produisent devant Tes yeux ! Mon cœur était comme mort et je ne pensais pas à Toi ». Agissez ainsi tout au long de la journée et apprenez à vous tenir devant Dieu, car vous vous purifierez ainsi et vous préparerez au jugement qui vient.

Et encore, vous verrez non seulement votre petitesse et l’abondance de vos péchés, mais aussi la bonté de Dieu, qui ne veut pas la mort du pêcheur mais qu’il change de conduite et qu’il vive (Ez 33, 11). Toutes les prières sont belles, et il est bon que vous lisiez le Livre des heures et le Canon de supplication à la Très Sainte Mère de Dieu. Mais si vous n’avez que peu de temps, tenez-vous droit devant Dieu comme je vous l’ai enseigné, et parlez-lui de toute la plénitude de votre cœur. Faites ceci et commencez à sentir Dieu ! Et vous vous rendrez compte que tout ce que vous faites, vous le faites devant Dieu !

Et encore, rappelez-vous que quand vos prières cessent, alors le péché commence ! Même que l’interruption de la prière elle-même est pêché. En vérité, Dieu a dit : «Soyez saints !» Et je n’ai jamais entendu parler de saints qui ne priaient pas. Même l’apôtre Paul demande de prier «sans cesse» ! Sans cesser – et pas seulement de temps en temps.

Au cours premiers siècles du christianisme, il n’y avait pas de prêtres, pas d’églises, pas de monastères, juste une communauté de croyants au milieu du monde païen. L’apôtre leur a demandé de prier sans cesse, et cette exhortation s’applique également à vous qui n’avez pas le temps de prier. Après tout, même ceux qui ont vécu pendant les temps apostoliques ne savaient pas combien de temps ils auraient pour la prière, parce qu’ils subissaient la persécution…

Elder Julian Lazăr from the Romanian Skete of St John the Baptist, Athos: About the prayer and holiness

 

Un conseil de saint Isaac le Syrien (évêque de Ninive)

Quand tu désires mettre quelqu’un sur la bonne voie, entoure le d’abord de tendresse et d’affection. En effet rien n’incite mieux le pécheur au remords, à l’abandon de son mauvais penchant et à la conversion que les bienfaits matériels et le respect qu’il voit chez toi. Avec amour dis lui quelques mots, ne te mets pas en colère contre lui de sorte qu’il ne voie en toi  aucun signe d’animosité. Car l’amour ne connaît ni la colère ni l’irritation.

Saint Isaac le Syrien

 

 

A propos du jeûne

 

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Il est nécessaire pour le chrétien de jeûner afin d’éclairer son intellect, d’élever et de développer ses sentiments et de stimuler sa volonté pour avoir une activité utile. Il est aussi nécessaire pour un chrétien de jeûner parce que le Fils de Dieu prit sur Lui notre humaine nature, afin que la nature humaine soit élevée au plan divin, et à présent, nous nous hâtons vers le Royaume de Dieu qui n’est ni nourriture ni boisson, mais justice et paix, et joie dans le Saint Esprit. Le jeûne est un bon maître: il fait vite comprendre à tous ceux qui jeûnent que l’homme a besoin de peu de nourriture et de boisson, et qu’en général, nous sommes gourmands et que nous mangeons beaucoup plus qu’il n’est nécessaire. Le jeûne expose clairement tous les péchés et les défauts, toutes les faiblesses et les maladies de notre âme, de même que lorsque l’on remue un eau boueuse et stagnante, les reptiles et la terre qui s’y trouvent sont révélés. Cela nous montre la nécessité de nous tourner vers Dieu de tout notre cœur, de rechercher Sa miséricorde, Son aide et Sa grâce salvatrice. Le jeûne nous montre toute l’habileté, la ruse et la malice des esprits incorporels que nous avons involontairement servis.

Saint Jean de Cronstadt

P.S. La période qui précède la fête de la Nativité de Notre Seigneur et qui commence le 15 novembre correspond au carême de la Nativité.